Les Verts vont mieux, et ça se voit ! Enfin, pas vraiment en Europa League puisque le bilan comptable est loin d’être bon : 1 point en 2 matchs, et voilà déjà qu’on parle de match charnière pour cette 3ème journée d’Europa League dans le Chaudron, qui accueillera les Ukrainiens d’Oleksandria.

Mais d’ailleurs, qui est cet illustre inconnu qui tentera de brouiller la machine Puel demain à Geoffroy-Guichard ?

Ce club fondé en 1990 a longtemps été victime de la faiblesse du football ukrainien de seconde division, ne leur permettant pas de se maintenir lorsque ceux-ci accèdaient sportivement à la première division. Mais depuis quelques saisons et un travail notamment axé sur la formation, Oleksandria a à la fois réussi à se maintenir dans la durée dans l’élite du football ukrainien, mais aussi à glaner son accession à l’Europa League en terminant à la troisième place du championnat juste derrière le Dynamo Kiev et en passant pas moins de deux tours préliminaires et un barrage pour finalement se retrouver en phase de groupe de la compétition.

Actuellement, la mécanique roule pour le club ukrainien qui pointe à la 4ème place de son championnat national et qui a accroché par surprise la Gantoise, bourreau des Verts milieu septembre.

On devrait donc voir une équipe qui n’a rien à perdre ce soir à Geoffroy-Guichard, déjà bien au-dessus de ses ambitions.

Pour les Verts la donne est différente : l’Europe fait bel et bien partie des objectifs cette saison. Avec un début de saison manqué, tant en championnat que sur la scène européenne, les Verts ne peuvent plus gérer ou calculer, il faut des points et vite. La réception du club jugé comme le plus faible de la poule tombe donc à pic, même s’il  faudra s’en méfier eux ayant, comme rappelé précédemment, réussi à prendre un point aux Belges de la Gantoise.

Sur le terrain, Puel a le choix, peut-être même un peu trop : en effet, avoir un effectif de plus de 30 joueurs disponibles ne plaît guère au technicien stéphanois qui se verrait plus avec un effectif plus restreint, comme Gasset le souhaitait également auparavant. Néanmoins, ce luxe n’est pas dans les habitudes foreziennes, Sainté devant habituellement slalomer entre les blessures afin de choisir un onze de départ, profitons-en, d’autant plus que le calendrier est chargé avec la Coupe d’Europe.

Depuis son arrivée, Puel apporte sa patte : en effet, en 2 matchs, nous avons pu voir la confiance qu’il pouvait accorder aux jeunes. Abi, Youssouf ou encore Fofana en sont d’ailleurs ravis. De plus, la gestion des matchs semblent radicalement différente de ce qu’on a pu connaître auparavant avec des changements souvent plus tardifs mais qui pour le moment payent à chaque fois (Beric passe le bonjour aux voisins, et Nordin aux Girondins). Néanmoins, au niveau du jeu, Puel ne fait pas de miracles : rien d’étonnant en à peine 3 semaines de prise de fonction. Ceci nous pousse à nous rapprocher de son discours post-derby qui nous disait de ne pas s’enflammer, que l’ASSE n’était pas guérie. Effectivement, si l’on regarde uniquement le contenu à Bordeaux, on est sur un bon gros hold-up. 

L’ASSE n’est donc pas guérie mais est sans doute sur la voie de la guérison : le fait qu’en interne des positions aient bougé avec les « pleins pouvoirs » conférés à Puel et Thuilot traduisent cette envie de changement et de passer un cap.

Impossible de se faire une idée sur le onze départ que va nous concocter Claude Puel ce soir, celui-ci pouvant le changer à tout moment selon l’adversaire ou l’état de forme de son propre effectif. Néanmoins, celui-ci devrait s’appuyer sur ses cadres tels que Ruffier, Perrin, Saliba ou encore M’Vila.

Ce qui est sûr, c’est que les Verts pourront encore une fois compter sur leur public : même si ce soir on dépassera péniblement les 25000 personnes à Geoffroy-Guichard, la fièvre européenne devrait une nouvelle fois s’emparer des travées du Chaudron.

Pour aller chercher les 3 points, les Verts devraient s’inspirer de la dernière confrontation face à une équipe ukrainienne à Sainté, c’était face à Dnipro il y a presque 4 ans jour pour jour.

Ce soir-là, Monnet-Paquet en première mi-temps, puis Beric et Hamouma en seconde avaient fait chavirer le Chaudron. Une victoire 3-0 qui avait compté, puisque cette année-là les Verts finirent premier de leur groupe leur permettant quelques mois plus tard d’affronter le Manchester United de Zlatan…

Le dernier but inscrit par les Verts face à un club ukrainien

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