Qui dit match à l’ancienne dit parcage visiteur bien garni. Surtout quand ce sont les Phocéens, habitués comme leurs homologues stéphanois à bien remplir les tribunes qui leur sont mises à disposition aux quatre coins de la France, qui se déplacent dans le Forez. Et il faut le dire : ce genre de « face à face » en tribune nous manque beaucoup à l’heure où les Marseillais ne pourront se déplacer qu’à 400 ce mercredi dans le Chaudron. L’atmosphère est toujours particulière entre les deux clubs les plus titrés du championnat, éternels ennemis du fait justement de leurs périodes de domination successives du football français. Mais aussi du fait des comportements des dirigeants marseillais, dont le forcing pour recruter un certain nombre de joueurs stéphanois, souvent de manière déloyale (Bosquier, Berreta, Keita par exemple), n’avait pas contribué à apaiser les relations entre les deux clubs. Tout ceci a façonné une rivalité bien entretenue désormais par les groupes de supporters des deux camps, même si cela n’a jamais dégénéré au point de justifier les nombreuses restrictions ou interdictions de déplacements dont font objet les deux camps.

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(Crédits photo : Furania-Photos)

Sur le terrain, galvanisés par la très grosse ambiance, les Verts entament parfaitement la rencontre : à la 23ème minute, David Hellebuyck, futur héros de la soirée, dépose une merveille de coup-franc sur la tête de Pascal Feindouno. Pourtant pas le plus grand par la taille, le magicien vert dévie le ballon juste ce qu’il faut pour qu’il vienne mourir dans le petit filet de Barthez (1-0, 23ème).

Le Chaudron exulte, mais la joie sera de courte durée : à peine plus de 10 minutes plus tard, à la suite d’un beau débordement de Koke, bourreau des Verts au Vel’ un an auparavant, Ribéry trompe Janot et remet les deux équipes à égalité (1-1, 35ème)

La suite verra le gardien champion du monde 1998 et celui qui frappait à la porte des Bleus à l’époque se répondre à chaque bout du terrain pour ne pas encaisser le deuxième but.

Alors qu’on se dirige donc vers un match nul, Hellebuyck en décide autrement au moment où il lance un une-deux avec Perrin. La remise en talonnade de celui qui n’était alors qu’un espoir du club est subtile, la frappe pleine lunette d’Hellebuyck d’une puissance incroyable, nous rappelant celle de Wahbi la saison dernière (2-1, 84ème). Cette fois-ci le Chaudron explose littéralement, comme la saison précédente les Verts sont en passe de battre l’OM dans leur antre. « Sah quel plaisir » dirait-on aujourd’hui après un tel scénario.

Les Verts tiendront et fêteront dignement ce succès avec un public en effervescence.

Il n’y a plus qu’à espérer un dénouement similaire mercredi dans le Chaudron même si nous ne sommes pas vraiment optimistes après la purge livrée à Metz hier après-midi. Néanmoins, on sait que cette saison, l’irrégularité est l’un des maîtres-mots de l’ASSE, capable du meilleur comme du pire. En début de saison, Sainté s’était d’ailleurs incliné face à Metz 1-0 à Geoffroy-Guichard, et s’était imposée sur le même score dans le derby une dizaine de jours plus tard…

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