Bouanga pas verni, Neymar si

Peu croyaient en l’exploit des Verts face à l’ogre parisien, si bien que les bookmakers vous proposaient jusqu’à 24 fois votre mise si vous misiez sur les Verts et que ceux-ci l’emportaient. Et pourtant, d’entrée, ce sont bien les hommes de Puel qui se montrent les plus dangereux. Dès la 5ème minute de jeu, l’homme de la saison stéphanoise Denis Bouanga se joue de Marquinhos d’un subtile petit-pont, avant de trouver le poteau de Navas d’une belle frappe croisée.

A cet instant, certains pensent déjà que les Verts ont laissé passer leur chance, et ce n’est pas Mbappé qui les contredit puisque 8 minutes plus tard, sur une accélération dont lui seul a le secret, il dépose la défense stéphanoise puis bute sur Moulin, mais Neymar a bien suivi et sa demi-volée touche la barre avant de finir sa course au fond des filets. Des signes qui ne trompent pas, et voilà que Paris mène déjà 1-0 (13ème, 1-0).

Au lieu de sombrer, les Verts réagissent, toujours par l’intermédiaire de Bouanga bien servi par Hamouma, mais la frappe du Gabonnais est repoussé difficilement par Navas.

Le cauchemar de Perrin

Quand on vous parle de symbole, en voilà un autre frappant : cap’tain Perrin qui jouait vraisemblablement le dernier match de sa carrière, le finit de la pire des manières : pris de vitesse par Mbappé, Perrin tacle très en retard l’international français et est exclu après visionnage de la VAR,  les Verts joueront à 10 pendant plus de 60 minutes. Comment imaginer pire fin de carrière pour notre capt’ain courage ? Terrible.

A ce moment-là, beaucoup voient les Verts rentrer de la capitale avec une « valise ».

Pourtant, il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent en fin de première mi-temps si ce n’est une magnifique demi-volée de Di Maria et une non moins magnifique horizontale de Jessy Moulin, héroïque tout au long de la rencontre.

Le second acte reprend sur les mêmes bases avec un PSG ayant logiquement et très largement la possession, mais ayant également toutes les peines du monde à inquiéter Moulin. Ce dernier reste néanmoins impérial devant Sarabia peu avant le dernier quart d’heure.

Côté stéphanois, Fofana et Neyou, fraîchement entré, surnagent mais cela ne suffit pas pour aller chercher l’égalisation. Le premier est d’ailleurs stoppé à l’entrée de la surface par Thiago Silva qui ne touche à aucun moment le ballon, mais M. Delerue ne bronche pas, tout comme ses assistants dans le camion de la VAR : en aurait-il été autrement si cela avait été dans l’autre sens ? Nous ne le saurons jamais mais nous avons déjà notre petite idée…

Pas de titre, mais du positif

Cette finale de Coupe de France laissera forcément des regrets puisque c’était une très belle occasion de ramener un titre au Peuple Vert, sevré de trophée d’un tel prestige depuis des décennies.  C’était également l’occasion de retrouver l’Europe, si importante aux yeux des supporters stéphanois.

Cependant, tous les supporters stéphanois s’accordent à dire qu’il n’y a pas tout à jeter de cette rencontre face à Paris, loin de là : Moulin continue d’assumer son rôle de n°1 dans les buts, Fofana arrive presqu’à faire oublier Saliba, Neyou nourri beaucoup d’espoir dans l’entrejeu stéphanois (attention, méfiance : tout le monde se souvient de la première de Dioussé…), Bouanga continue de monter en puissance et enfin la patte Puel commence à se faire ressentir.

Bien évidemment, il est encore trop tôt pour dire que Sainté est guérie de tous ses mots du passé, mais il est sûr qu’en reproduisant ce genre de performance, les Verts ne joueront pas le maintien la saison prochaine. Encore faut-il avoir une certaine forme de régularité, ce qui a cruellement manqué aux Verts la saison dernière.

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