Des petites, des moyennes, des grandes… Vous l’aurez compris, nous allons parler de la ville. Ou peut-être devrait-on dire des villes, tant leur forme, leurs couleurs ou leur atmosphère sont pluriels. Pourquoi avoir choisi de dédier un programme à « la ville » ? C’est simple. L’espace urbain est plus que jamais un marqueur adéquat pour comprendre le monde contemporain. Un marqueur qui en dit long sur l’espèce humaine, tant sur ses failles que sur ses qualités.

Quel intérêt de suivre et de lire ce programme, me demanderez-vous ? C’est encore assez simple. La ville regorge d’idées, d’initiatives. Ce souffle de renouveau touche tous les enjeux ou presque. Environnemental, social, économie, politique, culturel, religieux, bref, il y’en a pour tous les goûts. Ce serait donc bête de ne pas en reprendre une part (qui arrivera une fois par mois).

En 2008, pour la première fois, la population urbaine mondiale a dépassé la population rurale. EN 2014, l’ONU estime à 54% le nombre de personnes vivant en milieu urbain. Un sacré paquet de monde. En France, c’est plus de 80% de la population qui vit en ville. Ces chiffres ne vous impressionnent peut-être pas, pourtant, c’est inédit. L’humain, depuis sa naissance,  a toujours préféré l’espace rural, où il pouvait, grâce à la terre, assurer les moyens de sa subsistance. Mais les vestiges de la Seconde guerre mondiale (en particulier en Europe), tant sur le plan démographique, que géographique, ont permis l’avènement d’un monde de plus en plus urbanisé. Les facteurs de cette urbanisation sont multiples. N’ayant ni la légitimité, ni les connaissances, ni assez de papier pour les détailler, on se contentera de constater le développement de l’urbain afin de se consacrer entièrement à ce qui nous intéresse.

A travers ce programme, l’idée est donc de parcourir un long chemin, sur lequel nous nous arrêterons pour jeter un coup d’œil sur ce qu’il se passe dans les villes avoisinantes. Car si la ville peut être présentée comme le symbole d’une mondialisation débridée (Shanghai, New-York etc.), et de la domination de l’Homme sur la nature, elle n’en est pas moins non plus le berceau de nombreuses initiatives de demain. Detroit par exemple, ville sinistrée depuis le départ de l’industrie automobile dans le secteur, connaît un véritable renouveau à travers des projets mêlant environnement et citoyenneté. Il sera aussi question de Medellin, Johannesburg, Londres, Barcelone, pour ne citer qu’elles.

La ville sera un support qui nous permettra d’aller à la rencontre des personnes ayant décidé de faire de leur ville, des espaces de renouveau citoyen et environnemental. Un monde alternatif qui délaisse la compétition et la domination au profit de la solidarité. Elle pourra aussi être un support pour analyser les effets néfastes ou positifs d’une politique menée à cette échelle.

Bref, il y a beaucoup de choses à dire. Ce petit article avait pour objet de vous mettre l’eau à la bouche, en attendant le premier sujet, consacré à la ville de Detroit. A vendredi !

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