Nous ne sommes pas encore le 20 avril. Mais je trouvais l’idée intéressante de brièvement survoler – tel Jason le Dragon – certains groupes de musique dont le nom fait référence (avec subtilité ou non) à la weed. Car la musique et la droje font parfois bon ménage à vrai dire et même si le but de cet article n’est pas de discuter en profondeur de l’influence qu’ont pu avoir les substances illicites (après, tout dépend du pays dans lequel tu vis) sur la musique en règle générale, ce serait bien trop long t’imagines bien. Je pense qu’à défaut d’écrire un article, il faudrait au moins en écrire 420.

Et là encore, on va lister uniquement les groupes dont le nom nous évoque cette jeune fille pas très dégourdie qui répond au doux sobriquet de Marie-Jeanne. Les autres drojes, c’est pas maintenant. Sachez, toutes les Marie-Jeanne de France, que les groupes dont on va parler ici chantent vos louanges et se sont inspirés de vous.

Effectivement après plusieurs recherches des formations musicales pouvant rentrer dans cette catégorie, il y en a des tonnes. J’ai donc choisi de m’orienter sur quatre groupes en particulier car non seulement le critère du nom est là mais en plus, toute leur création tourne autour de Marie-Jeanne, du son aux paroles en passant par l’artwork. Oui, on va être sur de la bonne grosse musique de stoner.

T’es prêt ? Ah oui, même si je trouve ça très drôle, on ne parlera pas ici de James Blunt. Voilà, comme ça c’est clair, on peut commencer.

Internet c’est vraiment bien.

Pour justifier mes choix, sachez qu’à part le reggae, aucun autre genre musical n’a flirté d’aussi près avec le cannabis que le metal. Il y a tellement de groupes qui en ont vanté ses mérites qu’un sous-genre du heavy metal à part entière est né : le stoner metal. Je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus ! Alors évidemment le genre « stoner » comprend différents groupes avec différents style musicaux, ces derniers ayant différentes influences. Il y en a pour tout le monde. Du son extrêmement lent à la limite de la léthargie, de la rythmique pachydermique qui retourne ta baraque, des compositions toutes droit sorties d’épaisses volutes de fumée à quelque chose de plus intense et rapide, il y a de tout. Il y a d’ailleurs sûrement autant de groupes de stoner metal qu’il existe de variétés de weed, histoire que tu ais une idée d’ensemble. Même si les groupes présentés ici sont plus du type à instiguer les effets du Δ-9-tétrahydrocannabinol dans leur musique.

Cet artwork défonce.

Sans ordre de classement particulier, nous avons donc :

WEEDEATER

Groupe originaire de Wilmington, Caroline du Nord aux States et formé depuis 1998, Weedeater c’est un petit peu la valeur sûre dans le game du « weed metal ». Le taulier, Dave « Dixie » Collins, chanteur et bassiste de la formation, évolue au sein de cette scène depuis plusieurs projets comme Buzzov*en. Quand il s’agit de conseiller un groupe – dont le nom fait référence à la beuh – de la scène stoner, je pense à Weedeater. Déjà, parce qu’ils la mange directement et ça c’est chouette comme mode de consommation. Et puis parce qu’on a énormément ce côté sludge (très synthétiquement, c’est un mélange de stoner et de punk hardcore) donc on va avoir un son massif où vont s’associer la lourdeur et la lenteur du stoner et l’agressivité du hardcore. Que ce soit en live ou en vinyle, c’est über intense. En partie grâce au chant de Dave Collins qui ne ressemble à rien. Mais c’est un putain de compliment. On sent aussi les racines sudistes du groupe étant donné qu’ils viennent de Caroline du Nord (ce n’est pas logique mais t’inquiète même pas). En réalité, il y a tout dans ce groupe, même du doom (va écouter du Saint Vitus si tu veux en savoir plus sur le « DOUME »). Si je devais mentionner un album, je dirais Jason… The Dragon, sorti en 2011 chez Southern Lord avec un artwork absolument magnifique où figure un incroyable dragon volant. Bon, on est d’accord c’est bizarre comme titre d’album et c’est surtout bizarre d’appeler un dragon Jason mais j’aime beaucoup les dragons donc ça passe. Le morceau éponyme est absolument à écouter avec ses 6 minutes d’un sludge bien craspouille. À écouter pendant une bonne grosse biture dans le Bayou. C’est sûrement leur album que j’ai le plus écouté à ce jour.

BONGZILLA

Là aussi, on est sur du lourd, du très lourd, du très très lourd. Ça groove comme never ! Bongzilla vient de Madison, Wisconsin et comme le kaijū dont ils s’inspirent pour le nom du groupe, ça défonce tout sur son passage. Ce son mes amis mais quel son ! La basse te fait trembler les murs. En termes d’influences, il y a un psychédélisme totalement assumé qu’on peut retrouver dans les artworks aux couleurs particulièrement criardes. C’est aussi très typé « DOUME ». Tout le groupe sent la beuh. C’est d’ailleurs la seule et unique raison à l’existence de Bongzilla. Au niveau des paroles, ça parle de légalisation et de consommation. Et sur le dernier album, Amerijuanican, sorti chez Relapse en 2005, qui c’est qui tient la basse ? Et bien Dave Collins ! C’est classe non ? Et puis, c’est sur ce même album qu’on retrouve une superbe reprise de « Champagne & Reefer » du légendaire Muddy Waters. Là, c’est définitivement classe. On peut également mentionner l’album Gateway, sorti en 2002 avec ce monstre de morceau qu’est « 666lb. Bongsession ». C’est très Sabbath pour le coup et c’est pour ça qu’on aime.

BONGRIPPER

Mon groupe préféré en la matière. Groupe de Chicago, Illinois, Bongripper c’est le côté sombre et haineux du stoner. Pas de paroles, pas de chanteur, rien de tout ça. Uniquement de la musique. On est sur de l’instrumental doomesque à souhait. C’est LA musique de circonstance quand on parle de la scène stoner metal selon moi. Bongripper pose des ambiances uniques dont certaines tournent en boucle et se répètent inlassablement, créant une sorte de confusion avec le temps qui passe. Car ce groupe aime jouer avec le temps et ses méandres, leurs musiques sont excessivement longues (mais j’aime ça). Leur premier album The Great Barrier Reefer est composé d’un seul morceau de 79 minutes. Bongripper agit comme la substance dont il s’inspire. En gros, ça te met chaos façon indica. Étant un grand fan d’Eric Cartman, la première fois que j’ai écouté ce groupe, c’est en voyant le nom et la pochette de leur deuxième album dans mes recommandations YouTube : Hippie Killer.

CANNABIS CORPSE

Parce que j’avais dis quatre groupes au début de l’article, il en fallait donc un quatrième… Ceci dit, Cannabis Corpse, ça défonce quand même toujours autant. Et ça fait du bien !

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